Pelisse

... terres qui étaient comme une pelisse, une fourrure que nous nous passions de pères à fils, d'oncles à neveux, depuis tant de temps que nous ne savions plus à présent, ne pouvions pas savoir, qui en avait noué le premier maillon - pelisse qui tenant tant chaud et droit que l'on comprenait les plus vieux qui, passant la main, léguant à ceux d'après les quelques champs grattés tout du long de leur vie, paraissaient ensuite toujours nus, gelés, accroupis au cul de l'âtre à farfouiller d'une brindille distraite dans le feu presque éteint, regardant ce qu'ils étaient seuls à voir et que nous verrions plus tard, quand notre tour serait venu, d'être nus aussi.