Grises (2)

du temps que les maisons étaient grises* mais moins que nous animaux tristes animaux vagues dans nos drapés d'images portées tels étendards le long des rues et au fond des vergers et jusqu'au milieu des mers mortes des plaines à pelures de vent - nous à marcher courbés quand nous pensions aller très droit mais ce n'était que brassées d'illusions, de ces histoires que se racontent seuls dans leurs lits les enfants quand arrive le soir, le délicieux déclin de toute chose (toi qui ici trébuche, ton ombre est ta seule peau).

* Julien Gracq, Lettrines 2
merci à