Et alignés ils étaient tous silencieux penchés sur leur avenir leurs livres tous ces mots morts je regardais leurs silhouettes ombres chinoises sur les longues baies derrière comme à dessein coulait un fleuve et j’ai pensé au Styx mais nul passeur assurément sur celui-là parfois l’un chuhotait et puis plus rien que le froissement des pages tournées.
Je suis allé d’un mur à l’autre et j’ai compté chacun des pas que je faisais dehors sur le gazon quelques étages plus bas il y a eu mon ombre et puis plus rien que le froissement des pages tournées.